Frisson d'automne arrive avec son soleil d'or et les cris des outardes. Je me tiens les mains entre les cuisses pour les réchauffer entre 2 clapottis de clavier. J'ai pas envie de partir le chauffage encore, wo.
Me reviennent des relents de poêle à bois, encore et toujours et j'espère qu'ils reviendront pour toujours. Presque encore le réflexe d'avoir envie d'aller mettre une buche dans le poêle. Une de ces buches que j'aurai pitchées une à une dans la cave jusqu'à ce que je ne puisse presque plus passer, puis cordé le tas pour faire de la place pour le prochain pitchage. La corvée qui dure une couple de jours. Le froid, le frette, l'odeur du bois de chauffage, parfois champignonneux quand on est moins chanceux. Le nez qui coule un peu, m'essuyer avec le revers de ma manche, puis monter-descendre, monter-descendre et refroidir toute la maison par la trappe de la cave ouverte, et la porte qui ouvre-ferme sans cesse. Les joies du bonheur des souvenirs nostalgiques de ma vie d'avant.
Tout le monde y était. Tout le monde en même temps de mes amis de campagne rentrait son bois. Une autre de ces tâches obligatoires dont on ne réalisait peut-être pas tout à fait la chance de la savourer.
Généralement, je n'aime pas la nostalgie. En fait, je n'aime pas les regrets et les manques. La nostalgie ça peut toujours passer, parce que la nostalgie c'est ouateux et rose. Ça n'engage pas vraiment à rien de plus que de se fouiller la cervelle et le coeur à la recherche de sensations aimées et perdues.
Mais le regret et le manque, bien que parfois je dusse (dusse?) me plier à les vivre, parce que moi aussi je suis humaine, je les aime pas. Faut pas trop regarder les regrets. Bon, 5 minutes, oui, mais assez vite, faut transformer ça en d'autre chose. En futur, en projets, ou bedon en "j'ai fait autre chose, c'est correct, la-vie-s'en-est-chargé etc."
Faut juste au moins être heureux d'où on est, ce qu'on fait.
J'ai rien contre le passé, mais j'aime mieux le présent.
Le manque, même chose.
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