Longtemps que j'ai écrit ici.
Je dois bien avoir quelque chose à dire.
Longtemps que j'ai écrit pour la peine, tout court. Pour la peine pour la joie !
Les flocons floconnent, et me voici donc sous un nouveau ciel, me dis-je depuis 2 jours.
Montréal, Montréal.
Je ne m'ennuie pas de Québec. Oh, un peu de ses rues feutrées de neige de décor de cinéma du quartier St-Jean-Baptiste, un peu de mes chères rues de St-Sauveur. Un peu de mon chinois en vélo, mais sinon, je suis ici.
Je ne m'ennuie de rien.
Je suis ici et la neige tombe devant mes pupilles sous un nouveau décor. Comme si le décor prenait encore une autre couche de vie, l'inconnu devient connu un peu plus. Premières neiges, premières neiges au dix-huit-cinquante-trois.
Me voici catapultée ailleurs, comme si je venais de m'en rendre compte...
Ou comme si j'en prenais conscience encore une fois, différemment.
Je m'incruste !
Faut dire que l'été et sa grouillance de poisson dans l'eau ont adoucit ma baignade dans ces nouvelles eaux. Tombée ici comme une saumonnette qui remonte le courant et se retrouve ailleurs dans un même fleuve, plus loin, près d'un stade !
Puis le tourbillon d'la vie, les amis enfin proches, les nouveaux amis, le bougeage en campagne, l'amour tout autour, le ci, le ça. Pas eu trop de le temps de renifler la nouvelle vie, du moins pas pris trop le temps de m'ouvrir les pores au nouveau. J'ai juste continué à marcher. Et j'ai marché ! Marché vite, marché lentement, et surtout le pied léger. L'été est passé comme une saison, comme d'habitude. Celle à laquelle on voudrait tant s'accrocher, celle qu'on ne veut pas qu'elle nous abandonne dans le froid.
Puis après le froid est arrivé (très doucement, je dois dire) et j'étais contente de retrouver un peu de silence qui souffle entre les arbres.
Puis un autre cheveu sur la soupe, une sorte d'ange (même si je trouve ça kétaine à mourir, les anges), un bel ami plein de couleurs que j'ai aimé tout de suite, que je n'attendais pas et dont j'ai eu besoin, est apparu. Carrément apparu. Rondement, même !
Je me suis dit que la vie écoute tout le temps, la vie prend soin de moi, vraiment.
Tant qu'à parler d'anges, autant me vautrer dans le kétaine comme il faut !
Je me dis que c'est parce que je donne, parce que j'aime, parce que je prends soin de faire des pirouettes de fantaisie, que je reçois tant. Bien au-delà qu'un ami sur qui s'accoter, bien au-delà des bras qui me bercent quand je tends vers eux, c'est toute la vie qui me fait une chorale. Et j'y participe.
À pieds joints et pour toujours. Bon.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire