jeudi 23 avril 2009



cuidar: vt prendre soin de.
cuidarse: vpr se ménager.
cuidarse de: v + prep s'occuper de.

C'est probablement mon verbe préféré, en espagnol. Bon voilà, j'ai un verbe espagnol préféré. 
Ça y est. J'aime ce cuidar. Ce mot me vient souvent à la tête, sans que j'y pense, un automatisme, un mot-clé qui m'arrive! Comme des fois j'ai des tournures de phrase en anglais qui me viennent. Déformation Ottawaïenne à laquelle je tiens. Et en espagnol? Aucune idée.

J'aime ce cuidar, parce qu'en un mot tout rond, il m'inspire deux petits bras autour d'une chose. Ce cuidar qu'on oublie souvent, dans la vie, par rapport à soi. Prendre soin de, se ménager, s'occuper de.
J'aime qu'en espagnol, tout ça se dit en un petit mot. 

Cuidate, chica! 
Attention à toi, fifille!
Je peux faire attention à mon fils, je peux faire attention à ceux que j'aime, et moi....me cuido?
Je me fais attention? Quand je peux, quand je veux.

Alors j'accroche sur ce mot comme j'accroche sur des gens qui ont quelque chose à m'apprendre. Coûte que coûte, des fois. En essayant de ne pas me scratcher sur les bords, trop.
Y'en a qui me procurent cette douce simplicité rigolote de vivre, et y'en a qui me procurent beaucoup de questions, et peu importe, es importante de cuidarlos, puisque je ne suis, finalement, pas plus importante que personne. 

mercredi 8 avril 2009

Du poivre et un ouvre-boîte.

Mon bloc est plein de bizardos. 
Ya des zazous dans mon quartier.
Ce matin comme tous les matins de la semaine, j'accompagnais Mali à l'école. Ce matin en sortant dans le couloir on a croisé un bizardos, encore un de ceux-là dans ce bloc-là. Il m'a dit "Bonjour Madame" Alors j'ai répondu "Bonjour!" avec une chanson dans la voix, sans égard à son degré de bizardosserie, puisque je suis gentille et habituée, ici. Il a descendu le couloir en même temps que nous, vers l'ascenseur, et a regardé Mali. Il a viré de bord, et m'a regardé en face, marmonnant quelque chose comme "Il est beau votre fils, madame" (non mais le gars a mon âge, il est poli, quand-même si bizarre) "Merci!" avec la même chanson dans la voix.  Mali aussi le trouve un peu biz, mais bon, on a l'habitude alors on se dit rien, on se regarde juste. Bizarre qu'il était là à marcher juste pour marcher dans le couloir.

Retour de l'école, douche, café. Toc toc toc à la porte, je ne suis presque pas surprise, je l'attendais presque. 
-"Bonjour, auriez vous un peu de poivre?" ...........
-"Euh, j'ai juste du poivre en grains..." 
-"c'est pas grave" (y s'en câlisse de son poivre!)
-"Bon, un instant..." Sourire, je referme la porte. Je vais chercher du poivre, en roulant les yeux quand même un peu.  Je reviens, lui donne mon ti ziploc de poivre. 
-"Merci, c'est ton fils que j'ai vu?" 
-"Oui."
-"il est beau, c'est bien"
-"ben oui, merci."
-"j'te dérange, hein?"
-"ben, ouin, j'travaille..."
-"Euh, t'é tu célibatèyre?"
-"NON."(oh fuck!)
-"Dommage, ben merci....."
-"De rien! héhé...."

Barré la porte.

Y parlait pas fort, je pense que je l'ai fait répéter tout ce qu'il m'a dit.
Pauv' ti gars. 
C'est comme dans les films ou à tévé. On voit qu'il a toujours ben appris ça. Ça aurait pu marcher. Mais bon. C'pas parce que j'ai une chanson dans la voix que j'ai une chanson dans le cerveau!!!
Genre.

Look at all those lonely people, pareil. 

Ça m'a quand-même fait de quoi.

Mais j'aime mieux mon autre voisin de pallier. Le beau samaritain qui m'a aidé à trimballer ma chaise de bureau l'autre soir, de mon auto jusqu'à ma porte. Lui yé fin. Je suis allée lui emprunter un ouvre-boîte l'autre soir. Comme à tévé. 





lundi 6 avril 2009

Printemps

C'est le mot de l'heure, c'est tout ce que j'ai à la tête quand vient le temps et l'envie d'écrire ici! Ça ou des fixations ou des corneilles!

Je suis allée constater le printemps de Montréal en fin de semaine. Il arrive plus tôt là bas, et la neige part plus vite. J'ai vu des crocus en fleur près de chez Fafa, et des ébauches de tulipes.
J'ai passé par la 40 pour m'y rendre, une grande première. J'ai enfin écouté le conseil d'un ami. D'habitude j'écoute jamais, trop prise que je suis par mes habitudes ! 
J'ai donc eu la chance de voir des centaines d'oies blanches et d'outardes, deux hérons et des faucons. Les champs étaient pleins d'oies.
C'est vrai que c'est plus beau la 40. Et plus ci et plus ça, et plus blabla.
La prochaine fois ce sera aussi la 40, je sais pas c'qu'ya eu cet ami-là, cette journée-là, à se faire écouter de même. En fait c'était logique, l'affaire. C'est pas vraiment parce que je voulais écouter tant que ça.

Je me perds de mieux en mieux dans Montréal, je m'y retrouve de plus en plus. 
Et je me demande encore pourquoi j'habite pas là, comme à chaque fois. Ah, les habitudes!
J'ai donc ben des aimables amis à aller voir. Faut crère que je devrais simplement prendre ça comme des agréables petits voyages à faire!

Voilà donc l'illustration du tout petit voyage.





le beau fixe qui évolue...

jeudi 2 avril 2009

mercredi 1 avril 2009

et l'inspiration!

encore une corneille qui vient faire craquer le printemps devant ma fenêtre.
En fait cette fenêtre va me manquer, avec son petit décor tout petit d'ici haut en hauteur!
Voir au loin ici haut m'a toujours plu, et c'est sans doute ça qui m'a fait coller dans cet 
appartement trop petit depuis presque 3 ans!`
Ça et un courage que je me devais d'amasser!
Voilà c'est fait! Vivement le changement et le printemps qui renaît!