J'aime beaucoup les Andrews Sisters. Je peux passer une fin de semaine à écouter leurs meilleurs succès sans aucun problème. Je pense alors faire une soirée Andrews Sisters, mais des fois je me dis que c'est dans ma tête et qu'y'a peut-être personne qui embarquerait ! Une autre des mes fabulations. Je sais pas, le son qui sent la cire à plancher, la cire à cheveux, la poudre à danser...fouille moi. Pis leur allure de bonnes chrétiennes un peu fofolles, qui sait ce qui se passait à l'arrière scène ?! Pis on aime ça des bonnes chrétiennes, des fois. Ça sent le pain fait maison, la soupe, le réconfort, le pop corn.
Quand j'étais petite, devenant tranquillement grande, ma petite voisine et moi avions, vers l'âge de 10-11-12 ans, eu la permission d'aller au cinéma du coin toute seules. Le défunt Cinéma Towne de Rockliffe. C'était le quartier "riche", aux limites de Vanier (le quartier francophone d'où je viens) et d'Ottawa.
Bref, on allait, ça devait être à tous les dimanches après-midi, mon amie Ann et moi, au cinéma. Ils appelaient ça les matinées retro, j'imagine. Ils présentaient tous les films music-hall des années 40-50 - bref, des vieilles comédies musicales en noir et blanc, même parfois des Chaplin en prime. On pensait toujours qu'on n'allait pas aimer ça, mais moi, en tout cas, j'étais toujours enchantée en sortant de la salle. Je pense que Ann aussi. Ça chantait, ça dansait, c'était beau, toujours les cheveux bien placés, le rouge à lèvre si rouge, même en noir et blanc, les robes, les hommes impecc'... fantaisie pure. Ça donnait envie d'être ça, ça donnait envie d'être belle. Ma mémoire ne s'étend malheureusement pas jusqu'à tous les noms des films, mais j'ai du en voir des Fred Astaire et des Audrey Hepburn en puissance dans leurs décors en carton, à mes premières sorties loin de mon tour de bloc habituel. Ça coutait 2.50$ pour 2 films. Quand on a commencé cette escapade au cinéma, c'est devenu une habitude assez vite, et moi je rêvais à chaque fois, dans la tulle, sous les moustaches et les cheveux bien taillés, des souliers vernis.
À force d'écouter les Andrews Sisters, je me suis dit que ça me venait peut-être de là, j'entends les robes et le petit feutré de la trompette et son cornet et ça me rappelle quelque chose d'oublié.
samedi 28 janvier 2012
mardi 24 janvier 2012
Pour ma Sophie à moé
Dimanche, en revenant d'un fort joli vikenne à la campagne, bref mais court, comme dirait l'autre, j'avais le cerveau sur le neutre dans l'auto, et Fiston aussi. Une heure et demie de roulage à se mettre sous la dent. Comme j'aime pas chercher un disque dans mon fouillis de boite à disques pus dans leurs pochettes, j'ai mis le premier qui m'est tombé sous la main. La plupart du temps je choisis plus que ça, mais là, pas.
Jean Leloup, La Vallée des Réputations. Tiens donc, ça faisait un sacré bail. Je me suis félicitée dès les premiers glings glings. De la musique de char par excellence. Surtout ce disque-là. La preuve, une toune toute rayée qui joue en hoquetant. Dommage.
Quand je suis tombée sur "Je suis parti", j'ai pensé à ma cousine. Paysage familier et connaître les routes par coeur aidant, je me suis permis un petit retour en arrière.
Je me souviens de ce jour de l'an ....2006, je pense ?
On avait, ma cousine symbiotique et moi, respectueusement et respectivement quittés nos chums, laissant 10 ans et des poussières de vies communes derrière nous. Pas en même temps mais presque. Les maisons, le stock et toute la bastringue, partie de ma famille, partie de sa "famille". C'était tout frais tout frais.
On ne l'avait pas cherché, mais ce jour de l'an là, on s'était retrouvées toutes seules comme deux petites moutonnes noires pas fines. On s'en foutait, on était ensemble, c'est tout, comme dirait le livre que j'ai pas lu.
On avait mangé et bien bu, on avait dansé et fait péter les haut-parleurs au plus haut. On avait ri, parlé, déconné, fumé-bu, et dit les pires affaires qu'on aurait bin pu dire au sujet de nos (ex)chums. On était des GROSSES REBELLES.
On était dans la maison d'une autre Sophie, dans le désert de l'hiver, et on refaisait le monde, si peu, grisées par nos libertés.
Puis vint la chanson, la fameuse chanson - Je suis parti - Quand les mots d'une musique viennent mettre des mots sur nos vies, faut pas détourner l'oreille ni le coeur ! On s'était coulées dedans, on avait chanté, on l'avait mise sur répète ad vitam eternam.
À un moment, en pleine nuit, on a dit : Eille, on va prendre une marche ! Je me souviens encore que je ne marchais pus trop, rendue à cette heure là, mais go let's go, embarque dins bottes pis dans le manteau...Dehors, on n'a pas réussi à sortir de l'entrée qu'on pissait de rire d'entendre Jean Leloup très clairement à travers les murs de la maison ! Je sais pas si le système de son était doté d'un Double Super Bass Booster, mais crisse...la maison vibrait !
Ya pas à dire, vibrant, le Leloup...
Aujourd'hui, ma cousine est bien loin, dans les Saskatchewans, mais dimanche, dans l'auto, elle était à côté de moi et on riait en se remémorant ce jour de l'an épique, où on était seules au monde et fières de l'être !
et voici la version vivante de cette chanson gravée dans nos sillons - celle qui m'arrache le coeur, quand il dit : "...et la carcasse du chevreuil"-
la caméra est un peu pas mal fatigante avec ses flous artistiques et sa prise de vue boboche, mais bon.
Son profil est beau et sa voix me fait penser à celles des Gypsy Kings quand elle s'envole... dans le bon sens de la chose...!!
Jean Leloup, La Vallée des Réputations. Tiens donc, ça faisait un sacré bail. Je me suis félicitée dès les premiers glings glings. De la musique de char par excellence. Surtout ce disque-là. La preuve, une toune toute rayée qui joue en hoquetant. Dommage.
Quand je suis tombée sur "Je suis parti", j'ai pensé à ma cousine. Paysage familier et connaître les routes par coeur aidant, je me suis permis un petit retour en arrière.
Je me souviens de ce jour de l'an ....2006, je pense ?
On avait, ma cousine symbiotique et moi, respectueusement et respectivement quittés nos chums, laissant 10 ans et des poussières de vies communes derrière nous. Pas en même temps mais presque. Les maisons, le stock et toute la bastringue, partie de ma famille, partie de sa "famille". C'était tout frais tout frais.
On ne l'avait pas cherché, mais ce jour de l'an là, on s'était retrouvées toutes seules comme deux petites moutonnes noires pas fines. On s'en foutait, on était ensemble, c'est tout, comme dirait le livre que j'ai pas lu.
On avait mangé et bien bu, on avait dansé et fait péter les haut-parleurs au plus haut. On avait ri, parlé, déconné, fumé-bu, et dit les pires affaires qu'on aurait bin pu dire au sujet de nos (ex)chums. On était des GROSSES REBELLES.
On était dans la maison d'une autre Sophie, dans le désert de l'hiver, et on refaisait le monde, si peu, grisées par nos libertés.
Puis vint la chanson, la fameuse chanson - Je suis parti - Quand les mots d'une musique viennent mettre des mots sur nos vies, faut pas détourner l'oreille ni le coeur ! On s'était coulées dedans, on avait chanté, on l'avait mise sur répète ad vitam eternam.
À un moment, en pleine nuit, on a dit : Eille, on va prendre une marche ! Je me souviens encore que je ne marchais pus trop, rendue à cette heure là, mais go let's go, embarque dins bottes pis dans le manteau...Dehors, on n'a pas réussi à sortir de l'entrée qu'on pissait de rire d'entendre Jean Leloup très clairement à travers les murs de la maison ! Je sais pas si le système de son était doté d'un Double Super Bass Booster, mais crisse...la maison vibrait !
Ya pas à dire, vibrant, le Leloup...
Aujourd'hui, ma cousine est bien loin, dans les Saskatchewans, mais dimanche, dans l'auto, elle était à côté de moi et on riait en se remémorant ce jour de l'an épique, où on était seules au monde et fières de l'être !
et voici la version vivante de cette chanson gravée dans nos sillons - celle qui m'arrache le coeur, quand il dit : "...et la carcasse du chevreuil"-
la caméra est un peu pas mal fatigante avec ses flous artistiques et sa prise de vue boboche, mais bon.
Son profil est beau et sa voix me fait penser à celles des Gypsy Kings quand elle s'envole... dans le bon sens de la chose...!!
Brouillon de la semaine passée
L'hiver, je redeviens mammifère, c'est bien connu, pis en plus ça rime. Mes oreilles lisses deviennent velues, des bois me poussent sur la tête, je blanchis comme un lièvre et me camoufle comme la perdrix. Je dors, je veille je dors, j'écoute l'alouette mais elle n'est jamais là, ni l'hiver, ni l'été, dans notre fabuleuse contrée du Canada.
Hier j'étais en auto, j'allais je ne sais plus où, et because les énormes bancs de neige, un énorme monsieur marchait dans la rue, genre en plein milieu de. Je l'ai donc suivi tranquillement pendant quelques mètres, puis il m'a fait un signe exaspéré pour de me dire de passer. L'avait l'air pas content.
J'ai dit "Ben oui, mais là, t'es pas un porc-épic, Chose !" Il ne m'a pas entendu.
Ça m'a fait penser à ces porcs-épics qu'on suivait en auto la nuit, en revenant de quelque part, pendant mes années de campagne. Clopin-clopant, rien au monde ne comptait que son clopin-clopant. Des fois on les suivait loooongtemps, juste pour voir s'il finirait par se tasser. Pentoute. Je suis un porc-épic, qu'y se disait. Je marche donc je suis. Et j'ai des pics, faque han. Tsé.
Hier j'étais en auto, j'allais je ne sais plus où, et because les énormes bancs de neige, un énorme monsieur marchait dans la rue, genre en plein milieu de. Je l'ai donc suivi tranquillement pendant quelques mètres, puis il m'a fait un signe exaspéré pour de me dire de passer. L'avait l'air pas content.
J'ai dit "Ben oui, mais là, t'es pas un porc-épic, Chose !" Il ne m'a pas entendu.
Ça m'a fait penser à ces porcs-épics qu'on suivait en auto la nuit, en revenant de quelque part, pendant mes années de campagne. Clopin-clopant, rien au monde ne comptait que son clopin-clopant. Des fois on les suivait loooongtemps, juste pour voir s'il finirait par se tasser. Pentoute. Je suis un porc-épic, qu'y se disait. Je marche donc je suis. Et j'ai des pics, faque han. Tsé.
vendredi 13 janvier 2012
Je devrais bien reprendre et continuer, en tant que bonne pieuv'... ça s'en vient, ça s'en vient...
bon en attendant, ya eu le blog des 2 pigeons, que j'ai tenu avec Daniel St-Laurent mon ami de crayon, où je signe vi la vie, ou Vi la Vivi, ou des choses comme ça. Daniel lui, c'est Da le Da, ou Dada le Dada, ou des choses comme ça. On a comme arrêté en même temps, puis là j'ai eu envie de venir continuer ici en solo, faire revivre encore des tentacules de pieuvres qui n'arrêtent jamais !
www.2pigeons.blogspot.com
bon en attendant, ya eu le blog des 2 pigeons, que j'ai tenu avec Daniel St-Laurent mon ami de crayon, où je signe vi la vie, ou Vi la Vivi, ou des choses comme ça. Daniel lui, c'est Da le Da, ou Dada le Dada, ou des choses comme ça. On a comme arrêté en même temps, puis là j'ai eu envie de venir continuer ici en solo, faire revivre encore des tentacules de pieuvres qui n'arrêtent jamais !
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